Dix-huitième chapitre .
Dix-huitième chapitre .
..., chuchotant : Lizzie ! Lizziiiie !
Moi : Gmrblllrge...Hmmmm...hein ?
J'ouvrai les yeux, et baillait bruyamment.
... : Shhhh !
Une fois que mes yeux furent habitués à la lumière encore allumée, je redressai la tête : Gustav se tenait en face de moi, apparemment l'air complètement réveillé. Je me tournai, et apercevoir qu'il faisait encore nuit dehors. D'ailleurs, ma tête me tournai encore, et me montrait bien que je n'étais pas encore complètement désaoûlée. Je regardais Jo, qui était complètement endormi, en bras traînant sûr mon épaule. Je regardais Gustav à nouveau, les yeux limites fermés.
Moi : Qu'e' qu'y a ?
Gustav : J'sais pas, j'arrive pas à dormir. J'avais pas envie de réveiller les autres, mais de parler à quelqu'un que je commence seulement à connaître.
Moi : Moooh... Tu pourrais pas attendre demain ?
Gustav : Naaan, c'est pas marrant sinon :). Allez, viens.
En soupirant, je m'extirpais doucement du bras de Jo, qui apparemment ne voulait pas se détacher de mon épaule, et me levait, titubant. Gustav me retint pour que je ne tombe pas.
Moi, riant : Wouuuh, ça tourne encore ! Quelle heure il est ?
Gustav : 4 heures. Le meilleur moment de la nuit.
Moi : Le meilleur pour dormir, ouais.
Gustav : Nan, c'est tellement agréable, à cette heure, y a plus aucun bruit, et j'adore ça...contrairement aux autres gars qui préfèrent dormir jusqu'à pas d'heure, et qui ne savent même pas profiter de ce moment particulier. Allez, viens.
Je le suivis, encore à moitié saoul & dans le gaz. Nous sortîmes de la chambre, et allâmes dans une autre ; Gustav me dit que c'était la sienne. Elle était beaucoup plus petite, et il n'y avait pas de cuisine. Je m'allongeais sûr le lit, vraiment tentée de fermer les yeux et de me rendormir. Mais Gustav paraissait soucieux, et semblait avoir besoin de compagnie, alors je m'efforçais de rester éveillée.
Moi : Alors, monsieur-j'aime-réveiller-les-gens-en-pleine-nuit, qu'est ce qu'il y a ?
Gustav : Ben rien, enfin...
Moi : Me fais pas languir, dis-moi !
Gustav : Bon. À vrai dire, la liberté me manque. Depuis que notre groupe a commencé à avoir du succès, à peine que je mettais un pied dehors que l'on me reconnaissait... Maintenant, j'arrive à ne plus trop me faire remarquer, en m'habillant afin de me cacher, mais je suis tout de même obligé de respecter certaines heures, où je ne dois pas sortir, comme le samedi après-midi, sinon c'est obligé que quelqu'un me reconnaîtrait tout de suite... Bien sûr, je vais pas m'en plaindre, je suis très heureux de pouvoir, à l'heure actuelle, jouer devant des milliers de personnes pratiquement tous les jours, mais c'est dur...j'ai besoin de liberté, de pouvoir sortir, faire ce que je veux...et tu vois, Bill, Georg & Tom ne s'en plaignent pas. Mais moi je sens la saturation arriver...
Moi : Mhaan, Gustav... C'est qu'un mauvais moment à passer, non ? Après tout, c'est mieux d'être une star qu'un pauvre gamin africain qu'a des mouches dans les yeux...ressaisis-toi ! Tu ne peux pas forcément sortir où tu veux, mais tu as des amis qui sont là pour combler un manque que tu pourrais avoir.
C'était aussi inattendu que ça prenait au c½ur, de le voir comme ça. Il savait apparemment bien cacher ses pensées, qu'elles soient tristes ou bonnes, parce que jamais je n'aurais pensé qu'il puisse être mal comme cela. Il en avait les larmes aux yeux... Je le pris doucement dans mes bras, nous nous allongeâmes. Il reniflait doucement, je ne dis rien. Au bout d'un moment, il ne fit plus aucun bruit, et j'en déduis alors qu'il dormait. J'eus du mal à m'endormir, des pensées se bousculaient dans mon esprit : Je me demandais si, si un jour les trois Killerpilze devenaient vraiment célèbres, Jo, Mäx ou Fabi serait un jour aussi mal que Gustav, du manque de liberté. Ca me faisait mal au c½ur, mais en même temps...vivre sa passion était le plus important pour eux, et je ne me faisais pas vraiment de soucis. C'est sûr des pensées inquiètes que je retombais donc dans le sommeil.
... : Ho merde ! BILL ! VIENS !
... : Quoi ?
... : Les bâtards ont fait une partouze sans moi !
J'ouvrais doucement les yeux, et vit Bill & Tom, à moitié morts de rire. Mon bras droit, encore coincé sous le cou de Gustav, était engourdi, et je sentais un poids sûr mes jambes. Je levais la tête, et aperçus Georg, allongé de long en large sûr Gustav & moi. Je dégageais mon bras, et virais Georg, qui tomba par terre sous un bruit sonore, suivit d'un « hmmmmmm... »
Tom : Lizzie ! Petite cochonne !
Moi : Méjérienfééé >_<'.
Bill, s'agenouillant : Georg ? Geooooorg ?
Georg : Ha...ça va, ça va ! *tapant sûr son torse* Vous inquiétez pas, j'suis dur comme une pierre...de terre ! Haha ! Pierre de terre ! Ver de terre !
Bill : Lizzie, j'crois qu'en le foutant par terre, tu lui a endommagé le cerveau –-'. Allez, lève-toi, grosse masse !
Tom : Mhan ! Les bâtards ont fait une partouze ! Une partouuuuze !
Moi : Hein ? o_O' Qui ?
Tom : Haaaa !
Je me levais, et me dirigeais vers la porte, marchant en passant sûr Georg, encore à terre qui était partagé entre fou-rire & ronflements.
Moi : Ils sont où, Jo, Mä...
Tom : Partis. On était levés qu'ils étaient plus là. C'est des profiteurs tes potes, ils viennent boire & direct après ils partent décuver chez eux. Bande de bât...
Moi : Ouais, ok. J'préfère pas entendre la fin d'ta phrase, merci pour l'info.
Je me dirigeais vers la grande chambre, tandis que j'entendais que Gustav se réveillait. Allex était encore profondément endormie, pelotonnée dans les couvertures. Je prenais mes affaires, écrivait un petit mot pour Allex, la remerciant pour ce bon moment passé avec elle, et repartit dans la chambre où se trouvaient les gars-encore-à-moitié-bourrés-et-endormis-qui-disent-n'importe-quoi. Georg était encore par terre, dans le même état que tout à l'heure, Bill était partit dans la salle de bain, Tom baillait bruyamment, accoudé sûr un meuble, et Gustav s'était à nouveau allongé, les bras sûr les yeux.
J'allais dire au revoir à Tom, l'interrompant dans son bâillement incessant (qui d'ailleurs se remit à bailler tout de suite après, à s'demander c'qu'il a fait de sa nuit avec Georg), à Bill, qui se batallait avec une mèche de cheveux qui partait complètement en couille (en gros, il avait une banane, comme Elvis Presley xD), à Georg, qui ne me répondit pas, et à Gustav, qui n'arriva même pas à ouvrir ses paupières pour voir où j'étais, c'est pour cela qu'il me dit un « salut ! », la tête dirigée à l'autre bout d'où je me trouvais.
Je sortais, et entrai dans le studio des Killerpilze. Une ambiance de mort régnait, et j'aperçut Fabi à l'envers sûr le canapé, la tête toute rouge, la bouche grande ouverte. Mäx était assit, la tête sûr la table, les bras le long du corps, et j'entendais Jo jouer de la guitare électrique dans la salle de répétitions. J'y entrai, il me sourit, sans pourtant s'arrêter de jouer.
J'allais m'asseoir, sûr une enceinte, et écoutait sa musique. Après un temps indéfini, il coupa le son, et vint s'asseoir à côté de moi.
Jo : Bien dormi ?
Moi : Je pète la forme, comparé aux deux autres babaches qui dorment n'importe comment.
Jo : Mäx a vomi sûr Georg, quand ils étaient dans les chiottes, et après ils ont re-fait des culs secs. C'est pour ça qu'il est encore à moitié dans les vapes.
Moi : Mhan. C'était une bonne soirée, quand même, non ?
Jo : Bof. T'as perdu ton pari, ma vieille !
Moi, me levant, incrédule : Quoi ? o_O Si j'avais perdu mon pari, ça aurait voulu dire que tu n'aurais pas parlé aux TH de la soirée, et, à moins que j'ai eu des hallucination, c'était pas le cas tu vois !
Jo, sûr un air de reproche : J'étais bourrée, ça compte pas !
Moi : Jo, c'est justement quand on est bourré que l'on est plus sincère. Je te connais assez pour savoir quand tu apprécies & quand tu n'apprécies pas. J'ai gagné, cherche pas.
Apparemment las, Jo reprit sa guitare électrique, et se remit à jouer comme un barbare. Je sortais, et retournais dans le salon. Fabi s'était redressé, et mangeait du nutella.
Moi : Salut ! Hé, faudra que tu m'explique comment tu fais pour dormir n'importe comment, toi –-'.
Fabi : Mhan. T'es enfin rentrée, toi :).
Moi : Ouaip. Pourquoi vous êtes partis si vite ?
Fabi, la bouche pleine : Aucune idée. Jo est fenu nous réfeiller, moi & Mäx, et il semblait complètement hors de lui. J'ai pas cherché à comprendre, d'façon ça m'importait peu, j'fuis retourné me coufer tout de fouite xD.
Moi : Il est relou, il est relou, il est relou ! C'est quoi son problème, sérieux ? Putain, et en plus d'être relou, il est mauvais joueur...
Fabi : Ben tu devrais commencer à le connaître, hein, il a toujours été super possessif & jaloux de toute manière.
Moi : Mais il est bête, c'est justement comme ça qu'il gâche tout...
Fabi : Bon allez, stop Liz', t'as la tête dans l'cul, et j'sens qu'tu vas te mettre à dire n'importe quoi si ça continue xD. Allez mon enfant, viens faire une sieste dans mes bras (dit-il en tendant les bras, et en clignant des yeux, un large sourire aux lèvres) !
Moi : Va te faire mettre, gamin ! xD
Fabi : Si c'est ça ! J'suis énervé là, comment tu me parles... j't'aurais bien jeté le pot de nutella à la tête, mais ce serait gâcher de la nourriture... En attendant, Jo aussi a la tête dans le cul, et je connais vos caractères, bande de bouffons. Commencez pas à me faire vos crises d'adolescents, sinon vous serez privés de sortie.
Je décidais d'abandonner. Il était trop bête ! Je décidais d'aller finir ma nuit, et allait dans la chambre des Killerpilze, m'allongeant sûr un lit au pif. Je me repassais dans la tête cette soirée qui avait été pour moi pas mal du tout, puis me rappelait ce que m'avait dit Gustav, quand il était venu me réveiller... C'est vrai, j'avais oublié. Au bout d'un moment, alors que je sombrais dans le sommeil, je me disais finalement que Gus' avait juste été victime d'un petit bad-trip, et qu'il irait mieux ensuite, tandis que quelqu'un venait s'allonger à mes côtés, et se blottissait doucement contre moi.
Désolée pour l'attente xD.
Vous avez entendu parle du concert de TH à Douai, le 2o mars ? C'est la date que j'attendais :D. Manque plus qu'à convaincre mes parents, maintenant --'.
Bon courage à toutes pour cette dernière semaine de cours !



